- Poèmes -
à Akira Kurosawa
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Le soir et les enfants courent – s’appellent sur les collines.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Avec eux le soleil joue derrière les meules de paille et la brume.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
L’écho les poursuit – répond – crie – meurt – resurgit.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Les lointains sont ivres d’images volées aux yeux des enfants.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Dans les chaumes les arbres dansent autour des enfants dépendus.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Vite – réveillez-les vite avec les oiseaux – l’hiver est parti.
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Sur la colline le prunier est déjà blanc – il a entendu -
Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ? – Loup y es-tu ?
Novembre-Décembre 1998
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